Restaurants, salles de réunions, complexes sportifs, piscines couvertes, réfectoires scolaires, préau d'écoles, halls d'exposition ou de gare... Dans tous ces lieux, les discussions des personnes créent un niveau sonore élevé (de 75 à 95 dB(A)) et un bruit ambiant relativement stable, mais souvent perçu comme un brouhaha. Quand celui-ci atteint une certaine valeur, les occupants doivent élever la voix, voire crier, pour continuer à communiquer car c'est l'intelligibilité de la parole qui assure une bonne compréhension. Cette intelligibilité est fonction du rapport signal (la parole) sur bruit ambiant (brouhaha).
Toutefois, la puissance vocale est limitée et les occupants finissent par parler moins, ce qui stabilise le bruit ambiant.
Ainsi, dans certaines conditions acoustiques et d'occupation des lieux, on arrive à une situation où les occupants sont responsables de la cause et victime de l'effet. Cette "surenchère sonore" s'appelle "l'effet cocktail" et peut être évitée en empêchant le seuil auquel il se produit d'être atteint.
Des mesures caractérisant cette évolution des niveaux sonores en fonction des locaux et des occupants (adultes ou enfants) ont permis d'établir les seuils à ne pas dépasser.
Quelles ambiances sonores ?
Le phénomène inconfortable d'effet cocktail commence à un seuil différent chez l'adulte et chez les enfants qui souvent parlent fort ou crient.
Ainsi, pour les locaux de type restaurants ou autres lieux de rassemblement, il est souhaitable de ne pas dépasser 72 dB(A) pour éviter cet effet cocktail. En revanche, pour des locaux recevant des enfants, il est souhaitable de ne pas dépasser 80 dB(A) car au-delà, il y a risque de surdité pour les professionnels qui y travaillent.
Traitement acoustique d'un auditorium
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Toiles acoustique Panneaux muraux acoustiques |
Répartition sonore d'un quatuor après traitement acoustique 1 dB(A) par changement de couleur |
















